WILLEM HEIJKOOP

IMAGEArtiste hollandais né en 1942, Willem Heijkoop a étudié la peinture des grands maîtres flamands du XVIIe et du XVIIIe siècle aux Beaux-Arts de Rotterdam. Il dessina et peignit très tôt; à l’âge de neuf ans déjà, il offrait des toiles à sa famille et vendit également ses œuvres très précocement. A 19 ans, il quitte sa ville natale de Rotterdam, pour aller à la découverte de l’Europe et de l’Afrique, qu’il sillonne en tous sens.

Le milieu artistique lui fait rencontrer des peintres célèbres qui vont l’entraîner à Paris où il se fera connaître par de grandes galeries. La France devient alors son lieu de résidence où il s’installe définitivement. Il multiplie les expositions en France et à l’étranger et acquiert une solide notoriété auprès des collectionneurs qui vouent une admiration toute particulière pour son style de peinture.

Le géant aux mains de fée manie avec maestria aussi bien la brosse que les pinceaux les plus fins. Grand peintre, non seulement par la taille mais surtout par le talent, Willem Heijkoop égale ses illustres aînés par sa dextérité de la technique des glacis et l’extraordinaire lumière flamande que reflètent ses paysages d’une grande poésie romantique.

Willem Heijkoop n’a jamais connu d’autres destinées que celle de la peinture. Sa carrière a débuté par une période où il fut branché «art contemporain», avec des hauts et des bas jusqu’au jour où il fut saisi par l’atmosphère romantique que savaient si bien créer les paysagistes hollandais. Dès lors, au gré de nombreuses escapades, il fixe sur la pellicule des milliers de clichés de canaux et de ports, de châteaux et de bâtisses, vestiges des siècles passés.

Cette véritable base de données historiques va lui permettre de reconstituer sur son chevalet le décor de scènes d’autrefois où les personnages vont évoluer selon son imagination poétique. Initié à la technique des glacis, dans la pure tradition des grands peintres flamands de l’époque, il en acquiert une grande maîtrise et réalise des toiles avec un incroyable souci du détail.

Il construit des embarcadères, des places de village avec des chalands qui semblent surgir de notre passé. Des figurants en costumes d’époque, chaussés de galoches, coiffés de foulards et de casquettes, s’animent tranquillement dans des rues bordées d’anciennes demeures en brique dont les crénaux soulignent tout le charme de leur architecture.

La lumière jaillit comme une source de jouvence, inondant d’une douceur mordorée ces scènes à connotation parfois naïve. Pas un geste, pas un mouvement de ses personnages n’échappent à la vigilance de ce peintre conteur qui, d’une grande éloquence, restitue de son imaginaire, une réalité bien ressentie. Ce parti pris est révélateur de la nostalgie d’une époque que Willem Heijkoop n’a pas connue, mais dont il rêve de pouvoir retrouver son climat de joyeuse sérénité.

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